Nous savons depuis longtemps que les informations et ondes qui nous parviennent sont toujours traduites par notre cerveau. Que nous regardions un arbre, la situation que nous vivons ou une personne, tout ce que nous en retenons se fait à partir d’une interprétation.

En partant de ce principe, qu’est-ce qui détermine notre vision du monde et surtout, nos comportements? Allons examiner les aspects de la subjectivité et ses conséquences sur notre sérénité intérieure.

 

Lorsque nous examinons notre environnement, c’est un peu comme si nous avions construit des filtres entre nos perceptions sensorielles et l’information qui nous arrive – filtres constitués par notre expérience de vie et les conditionnements que nous avons reçus depuis notre enfance.

C’est une interprétation possible et c’est la nôtre… Une autre personne en aurait une différente, tout simplement parce que nous sommes tous différents…

Que faut-il en conclure ? Tout simplement que le premier élément à examiner lorsque nous nous retrouvons face à n’importe quelle situation, c’est nous-mêmes

Par contre, ce mouvement ne se fait pas naturellement, tout simplement parce que nous n’y sommes pas habitués. C’est un mouvement qui nécessite de l’honnêteté avec soi-même, du courage, de la lucidité et de la clarté sur notre état intérieur.

Lorsque nous adoptons un comportement BARJ, nous cessons de nous accorder au flux des événements pour nous figer sur une position et maintenir cette fixation. Nous sommes dans la dynamique du réparateur qui souhaite maintenir le système existant…

Rentrer dans un comportement BARJ, c’est un peu comme se couper de la vie dans une forme de résignation. C’est aussi oublier son corps, se couper de sa sensorialité, ne plus percevoir les signes et se fermer à notre intuition.

Nos croyances nous poussent à filtrer les informations et à ne percevoir que ce que nous considérons comme probable dans notre réalité.

Lorsque nous refusons ou ignorons les signes, c’est comme si nous nous coupions de ce pouvoir de projeter notre image sur le miroir du monde pour au contraire, subir une image préfabriquée par notre cerveau automatique et nous sentir victimes de l’extérieur ou de la fatalité.

Il y a à l’intérieur de nous une forme d’identité immuable sur laquelle nous rajoutons des attributs qui nous confinent dans le rôle que nous prenons, l’interprétation des situations que nous vivons et la façon dont nous voyons le monde !

À nous de ne pas confondre l’auteur et l’acteur ; nous sommes l’auteur qui écrit les rôles et l’acteur qui peut les interpréter tour à tour ! Mais peut-être pensons-nous dans ces moments de fixation que nous ne pouvons jouer qu’un seul rôle ?

Nous pouvons avoir des moments de faiblesse, de force, de tristesse, de joie, mais derrière tous ces rôles, il y a toujours l’auteur – notre centre, notre identité immuable – ce ‘je’ qui est bien là, assis dans le théâtre et qui observe sans être touché ce qui se déroule sur la scène.

En accueillant à l’intérieur de nous sans juger et dans la dynamique du cœur, nous nous libérons et nous récupérons l’énergie que nous consacrions à nous figer, à nous fermer et à refuser le mouvement de vie, en perpétuel changement, en perpétuelle création.

Dans le cas contraire, nous adoptons des comportements BARJ, 4 initiales pour 4 comportements observables auxquelles nous rajoutons le ‘O’ pour en décrire les origines :

1) B pour Bannir – le déni de nos possibilités, de ce qui est. Nous tentons de bannir, de rejeter, d’ignorer toute information ou toute personne qui pourrait déstabiliser notre système.

2) À pour Accuser ou Agresser – le doigt pointé vers l’extérieur alors que le V de ‘vers soi’ serait beaucoup plus approprié pour changer la situation.

3) R pour Râler – Je rumine, je ressasse, je râle, un peu comme si cette image d’un monde dont nous serions victime était à ce point omniprésente qu’il n’y a rien d’autre à faire.

4) J pour (Se) Justifier – un comportement révélateur d’un sentiment de culpabilité dont nous voudrions nous défaire en évoquant encore une fois des raisons externes.

5) Le O correspond aux origines de ces comportements – Ce sont les trois ‘O’, les trois obstacles qui nous empêchent de faire face à aux événements avec lucidité et présence.

–                 Oubli – l’oubli de nos ressources, de notre pouvoir de projeter sur le monde-miroir le fruit de notre création d’auteurs

–                 Obstination – l’obstination à rester fixé sur nos croyances pourtant figées ou dépassées

–                 Orgueil – ce sentiment fort et puissant d’arrogance et de non-présence à l’évolution de notre environnement

La dynamique du cœur nous invite au contraire à accueillir ce qui est sans juger pour en tirer la quintessence en termes d’informations, de ressources et d’apprentissage. En ce sens, les comportements BARJ sont une invitation à nous y reconnecter.

 

Voici ce que nous avions envie de résumer sur notre vision du monde et ses conséquences.

Mais vous, qu’en pensez-vous?

Si vous prenez du recul sur votre quotidien, quels sont d’après vous les points communs entre les situations où vous pouvez adopter des comportements BARJ?

Merci de nous l’écrire dans les commentaires ci-dessous, nous nous ferons un plaisir de vous répondre !

 

Au grand plaisir de la suite !

Samy Kallel et Olivier Masselot

    3 replies to "3 – Arrêtons d’être BARJ !"

    • bcos

      à reTENIR la comPLEXité de ‘O’ – ‘obSERVateur’/ ‘vers sSOI’ + chercheur d' »oRIgines » pour CE qui EST ici/LÀ

      merciS

    • Helène

      L’image du personnage englué dans le goudron me fait penser à nos habitudes. Intéressant ! merci !

      • omasselot

        Merci Hélène ! et oui, le lien est pertinent 😉

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