L’intelligence  émotionnelle est un concept fondamental qui n’a pourtant été diffusé qu’à la fin du siècle dernier. Auparavant, les émotions n’étaient pas prises en compte et seul le quotient intellectuel avait de la valeur… Pourtant, force est de constater que beaucoup de personnes manquent encore de compétences dans ce domaine…

Aujourd’hui, dans un monde qui évolue de façon exponentielle, la véritable question qui se pose est d’arriver à non seulement mieux interagir et mieux se maîtriser, mais aussi mieux se diriger… L’intelligence émotionnelle ne suffit plus…

Nous vous proposons dans cet article quelques clés qui vont au-delà du quotient émotionnel et apportent des réponses que Daniel Goleman aurait bien appréciées !

 

Petit rappel

Pour développer notre intelligence émotionnelle, nous devons développer 4 compétences : 

  • Identifier les émotions dans lesquelles nous sommes,
  • Maîtriser les émotions que nous vivons,
  • Reconnaître les émotions que vivent nos interlocuteurs
  • interagir de la bonne façon avec l’émotion de nos interlocuteurs

Ces compétences nous invitent à être plus lucides sur nous-mêmes et sur ce que nous percevons de nos interlocuteurs. En d’autres mots, il s’agit d’être plus présent à ce qui se passe aussi bien à l’intérieur de nous qu’à l’extérieur…

Mais comment y parvenir, et surtout, quels sont les freins qui vont nous empêcher de développer ces quatre compétences?

 

Intelligence et Ego

Nous vous proposons de réfléchir en terme de posture; quelle serait la posture adéquate d’une personne qui souhaite développer son intelligence émotionnelle, une posture qui lui permette à la fois la lucidité, la présence et la vision ?

Sans aucun doute, c’est une posture qui s’est détachée de l’égo. 

En effet, ce dernier pose des importances et se fixe sur des résultats à obtenir impérativement pour satisfaire des besoins ou éviter des peurs issues de son conditionnement… et pour se sentir exister, il a ses exigences, sa fierté, ses jugements, sa routine, son simplisme et ses certitudes.

Impossible dans ces conditions de rester lucide et présent. L’égo présuppose, impose, juxtapose, entrepose, surexpose sans jamais faire de pause… Alors le mental rumine, fulmine, prédétermine, se mine et récrimine sans aucune discipline…

Regardez la plupart des personnes lorsqu’elles sont face à une situation difficile et inattendue : elles se crispent, se renferment, les émotions arrivent, le doute aussi… Il n’y a pas d’autre solution dans cette vision très court terme que de se protéger et de parer les coups éventuels…

Soumis à la double tyrannie ego/mental, l’être humain n’a plus d’intelligence et se referme tel un bulbe privé de sa lumière… L’intellect est roi, le contrôle de mise et l’intuition en veilleuse. L’émotion est malvenue, car avec autant de pression, elle ne peut que déborder…

 

Apprendre la Posture Intelligente

En fait, nous devons dans ces situations adopter une posture qui est capable d’observer le travail de sape de l’ego et de le rassurer, de l’apprivoiser. Cette posture doit nous permettre de gagner  en sérénité, en lucidité et en empathie avec les autres et de nous auto-maîtriser en toute circonstance.

Adopter cette ‘posture intelligente’ présuppose de se sentir bien à l’intérieur de soi, d’être capable de reconnaître et d’interpréter les signaux que nous envoient le corps et de faire en sorte de maintenir ce bien-être intérieur, ce qui nécessite du travail, de l’entraînement et des outils.

Étymologiquement, ‘intelligence’ vient du latin intellegens qui signifie « connaisseur ». C’est la faculté de connaître, comme une relation secrète en lien avec le divin, qui va au cours du 16e siècle devenir la ‘faculté de comprendre’.

Mais alors, s’agit-il de connaître – ‘naître avec’ – ou de comprendre – ‘prendre avec soi’?

La nuance est subtile, car, contrairement aux idées reçues, le QI (quotient intellectuel) n’est qu’une infime partie de notre intelligence et d’ailleurs, il ne nous permettrait pas de survivre dans un environnement hostile; ce qui survit, c’est ce qui est intelligent…

 

Renaître à notre véritable intelligence

Pour se sentir bien quelles que soient les situations, l’être humain a besoin de renaître du conditionnement limitant qu’il a reçu et tel le phénix, retrouver sa puissance – il a besoin de se connaître et de reconnaitre son propre pouvoir.

Il a aussi besoin d’utiliser toutes les intelligences, à la fois de son cœur, de son cerveau et de son corps, lesquels communiquent d’ailleurs en permanence (*).

Nous pouvons en déduire que la ‘posture intelligente’ est composée à la fois de plusieurs éléments :

  • l’humilité – celle du non-sachant-liant qui apprend de toute expérience et de ses échanges avec les autres
  • la confiance, celle qui s’acquière dans l’élan psychologique, cette succession de petites victoires où l’on augmente petit à petit les défis
  • La présence à soi et à ce qui se passe, avec notamment la capacité de décrypter à la fois les signaux sensoriels que nous envoie le corps, les messages de l’intuition et ce qui se passe dans nos pensées.
  • L’attention et le temps, ce don et cette ouverture, ce qui sous-entend que nous aimons ce que nous faisons tout en apprenant aux autres ce que nous apprenons 

Tout ceci nécessite un apprentissage, mais quel type d’apprentissage?

Celui que nous proposons dans le cadre de l’Académie de la Neuro-Sensorialité, et c’est ce que vous découvrirez la semaine prochaine… 😉

 

Contactez-nous dès maintenant pour passer à l’intelligence neuro-sensorielle !

Au plaisir de vous y retrouver !

Olivier Masselot, avec la participation de Samy Kallel

    4 replies to "L’Intelligence Neuro-Sensorielle au secours de l’Intelligence émotionnelle (part1)"

    • Alain

      L’EGO … on en parle beaucoup et sa définition reste floue parfois. Ce que je comprends ici (métaphore) : l’ego est la posture, la position, et l’iE est le mouvement parce que l’on a accepté de « lâcher », de quitter une zone de confort ..?

      • omasselot

        En même temps, l’égo crée une carapace qui nous empêche d’avancer et renforce la zone de confort… Dans notre définition du mot posture, on pourrait parler d’état d’esprit, de mode de pensée, un subtil mélange de présence à soi et de mise en mouvement… Merci Alain 😉

    • Annie

      Merci pour ces liens et cette piste que vous apportez !

    • François-Dominique Faraill

      Bonjour, suis intéressé par ce programma, attends les détails et conditions, merci, FD

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